0590 99 50 45
LES SAINTES
Faune et flore

Protéger la flore

«Vous voyez ici, il y a vingt ans, c'était couvert de Melocactus intortus». Le premier adjoint au maire contemple l'air désolé le flanc pelé du morne Morel qui fait face au Chameau et au fort Napoléon. De là, on jouit d'un extraordinaire point de vue sur la baie de Marigot. Ce matin, il est venu avec les autres membres de l'association saintoise de protection du patrimoine (ASPP) dont il fait également partie, recenser la population du site. Au sommet de ce morne qui culmine à 150 m, l'office national des forêts a clôturé, il y a quinze ans, un hectare de terre dans le but de protéger les cactus dits «Tête à l'Anglais».
Autrefois abondant sur l'île, le Melocactus intortus est aujourd'hui en voie de disparition, «mangé par les chèvres qui divaguent sur toute l'Île et ramassé par les touristes>·. «il y a quelques années, racontent les membres de l'ASPP, les touristes repartaient avec un cactus dans leurs bagages. Il y avait même certaines personnes de Guadeloupe continentale qui en ramassaient des paniers pleins pour ensuite les revendre comme souvenirs en Guadeloupe».
Lors d'une journée de l'environnement, l'idée a germé à l'ASPP de renouveler la station. Une convention de cinq ans a été signée avec la municipalité. La clôture du site a été changée et l'ASPP a décidé de réintroduire dans cette zone désormais protégée, les espèces endémiques menacées de l'archipel: le Melocactus intortus mais également le Cephalocerus perivianus (cactus cierge), l'Opuntia dillena (la raquette à fleur jaune), l'Opuntia triacantha dite raquette volante car ses épines se cassent facilement et se plantent sur celui qui passe, le Plumeria alba, le frangipanier blanc, dont quelques spécimens sortent encore des falaises trop escarpées pour que les cabris y accèdent. Depuis trois ans, l'observation de ces espèces a en effet montré que la collection diminuait. "Des espèces centenaires sont en train de mourir» se désolent les membres de l'ASPP. Le Melocactus est d'ailleurs inscrit sur le livre rouge de l'IUCN, l'organisme international qui répertorie les plantes en voie de disparition dans le monde.
Ce matin, les membres de l'ASPP n'ont recensé qu'une trentaine de Triacantha, un seul pied d'Opuntia Dillena, un malheureux petit Melo cactus, une trentaine d'agaves (Karata ou salsepareille) qui elles ne sont pas endémiques des Saintes. Ces espèces sont actuellement en pépinière au fort Napoléon. Elles seront ensuite replantées sur le morne Morel afin de permettre aux jeunes générations de pouvoir elles aussi les admirer.

Un réseau d’observation des tortues

Depuis huit ans, les Saintes, comme Marie-Galante, ont mis en place un réseau d'observation des tortues. Durant la saison des pontes, de fin avril à octobre, un garde du conservatoire du littoral arpente les plages toutes les nuits, comptabilise les individus, les mesure, les bague, identifie l'espèce. Leurs fiches sont ensuite envoyées à l'association « Kap ' natirel ».
Une à deux tortues luth sont ainsi repérées chaque année sur les plages de l'archipel, une dizaine de tortues vertes montent sur l'Île et une trentaine d'imbriquées. Depuis leur protection, ces chiffres sont en augmentation. Des juvéniles sont d'ailleurs observées autour de l'Île par les pêcheurs qui semblent respecter cette protection.

Les marins de la «Jeanne»

Les Saintes baptisé «Le Gibraltar des Indes occidentales», sont surtout une baie très prisée de tous les marins et les plaisanciers croisant dans les eaux chaudes des Antilles.
Les touristes affluent à Terre-de-Haut dont la réputation a traversé l'océan grâce aux marins de la "Jeanne», un bâtiment militaire qui mouillait régulièrement dans la baie.

Protection de l'environnement

Développement touristique de l'île qui accueille environ 350 000 visiteurs par an.
L'office municipal du tourisme, acteur engagé, au service de la promotion touristique, de la préservation du patrimoine et de la protection de l'environnement.

Attachement à leur maison

Le visiteur ne restera pas insensible aux couleurs vives qui ornent les cases traditionnelles du bourg, aux jardins fleuris et bien entretenus.
Les cases en bois parées de frises traditionnelles aux motifs divers qui font du bourg un village que l'on qualifie volontiers de «village de poupée».
Première halte face au ponton du débarcadère; le bâtiment de la gendarmerie aujourd’hui abrite l'office de tourisme, arbore majestueusement ses jalousies.
Puis direction par le sentier SAMSON… le Marigot, Pompière et le Fort Napoléon n’attende que vous
La Résidence Hôtelière Hurlevent une magnifique maison entièrement reconstruite de la famille Boudin est immanquable avec sa vue imprenable de la baie des Saintes, aux couchés de soleil inoubliable.

Suite